La check-list complète avant de décoller en hike & fly : matériel, météo, communication, plan de repli. Une procédure à intégrer comme un réflexe, pas comme une contrainte.
Une check-list ne transforme pas une mauvaise journée en bonne journée. Elle évite que l’oubli ou la précipitation transforme une bonne journée en mauvaise.
Les pilotes qui ont des accidents en hike & fly ne manquaient pas toujours de compétences. Ils manquaient parfois d’une habitude simple : vérifier, dans l’ordre, les points critiques avant de décoller.
Cette liste est à intégrer comme une procédure. Au bout de quelques sorties, elle ne prend plus que deux minutes. Et ces deux minutes ont une valeur qui ne se calcule pas.
Les pilotes qui ont des accidents en hike & fly ne manquaient pas toujours de compétences. Ils manquaient parfois d’une habitude simple : vérifier, dans l’ordre, les points critiques avant de décoller.
Cette liste est à intégrer comme une procédure. Au bout de quelques sorties, elle ne prend plus que deux minutes. Et ces deux minutes ont une valeur qui ne se calcule pas.
La veille au soir — avant de partir
- ✓ Bulletins météo consultés et validés : BERA, Windy 700 hPa, score de volabilité au-dessus de 60.
- ✓ Matériel vérifié : voile sans déchirure ni accroc, suspentes dégagées, maillons en place, secours correctement rangé et accessible.
- ✓ Sellette vérifiée : sangles sans effilochage visible, boucles qui clipsent et déclipsent correctement, airbag en état.
- ✓ Téléphone chargé à 100 %. Numéros PGHM et 112 enregistrés.
- ✓ Quelqu’un informé : spot visé, heure de départ, heure de retour prévue. Si tu n’es pas rentré à cette heure, voilà quoi faire.
- ✓ Eau et alimentation préparées : minimum 1,5 L d’eau, collation sucrée pour le déco.
Au déco — avant de gonfler
- ✓ Vent observé sur le terrain : direction et force cohérentes avec le bulletin. Sinon, on attend ou on renonce.
- ✓ Nuages observés : ciel lisible, pas de cumulus bourgeonnants, pas de condensation en filaments (signe d’instabilité).
- ✓ Atterro identifié : sais-tu exactement où tu vas poser et quel plan B tu utilises si le principal est inaccessible ?
- ✓ Connexion sellette / voile vérifiée physiquement (pas juste visuellement) : maillon main gauche, maillon main droite.
- ✓ Secours accessible : poignée dégagée, pas de sangles qui passent par-dessus.
- ✓ Casque sur la tête (pas sur le sac).
En vol — les décisions continues
- ✓ Si les conditions changent en l’air (vent qui force, thermiques inattendus, nuages qui grossissent) : pose-toi dès que tu as un terrain accessible. Ne reporte pas la décision.
- ✓ Si tu passes sous ta hauteur de sécurité (trop bas par rapport à une crête ou un obstacle pour rejoindre ton atterro sereinement) : ne tente pas de te refaire en cherchant des thermiques. Pose-toi.
- ✓ Garde un œil sur l’heure : en été, les conditions se dégradent souvent après 13 h dans les Alpes. Prévois ta finale avant ce créneau si tu as commencé tard.
À l’atterro — après le vol
- ✓ Préviens la personne informée que tu es posé et que tout va bien.
- ✓ Regarde ta voile avant de la replier : accroc, déchirure, état des suspentes. Un problème détecté maintenant ne sera pas une surprise au prochain déco.
- ✓ Note mentalement ce qui s’est bien passé et ce que tu ferais différemment. C’est comme ça qu’on progresse.
Questions fréquentes — sécurité hike & fly
- Quels sont les points de sécurité à vérifier avant chaque vol hike & fly ?
- Reprends la check-list du déco plus haut : vent cohérent avec le bulletin, ciel lisible, atterro identifié (avec un plan B), connexion sellette/voile vérifiée physiquement, poignée de secours dégagée, casque attaché. Ça te prend trois minutes, et ces trois minutes peuvent t’éviter une vraie galère.
- Faut-il emporter un téléphone en hike & fly ?
- Oui, toujours. Batterie chargée, 112 et PGHM enregistrés, une appli carto hors-ligne avec la zone téléchargée. Et préviens quelqu’un de ton itinéraire et de ton heure de retour. En zone reculée sans réseau, une balise type PLB est un vrai plus.
- À quelle fréquence faire réviser son matériel de sécurité ?
- Le secours : repliage annuel et inspection certifiée. La voile : un contrôle en atelier régulier — l’ordre de grandeur courant tourne autour de 100 h de vol ou tous les deux ans, mais fie-toi aux préconisations de ton constructeur. La sellette : coup d’œil avant chaque sortie, bilan complet une fois par an. Les maillons et mousquetons : vérifie-les avant chaque vol, et remplace-les au moindre doute (corrosion, choc).